Liste des candidat.e.s “Décroissance 2019” aux élections européennes du 26 mai

Ci-dessous la liste des 79 candidat.e.s de la liste “Décroissance 2019” aux élections européennes du 26 mai prochain (telle que publiée au journal officiel le 04 mai 2019).

Plus d’ informations sur les candidats : http://decroissance-elections.fr/nos-candidats-temoignent/

Contact : decroissance2019(at)laposte.net (ou Onglet “CONTACT”)

Plus d’informations sur la campagne « Décroissance 2019 » aux élections Européennes du 26 mai 2019 :
http://decroissance-elections.fr/

Porte-parole :
François VERRET _ (77) _ 06 84 62 34 29 _ francois.verret(at)orange.f

Porte-parole :
Lionel CHAMBROT _ (54) _ 06 16 396 396 _ decroissancenancy(at)laposte.net

  1. Mme Thérèse DELFEL (57)
  2. M. Lionel CHAMBROT (54) (porte-parole)*
  3. Mme Flora SALLEMBIEN (34)
  4. M. François VERRET (77) (porte-parole)*
  5. Mme Valérie DUBILLARD (70)
  6. M. Raphaël MARTIN (13)
  7. Mme Sabine LEGRAND (75)
  8. M. Michel SIMONIN (54)
  9. Mme Virginie WAWRZYNIAK (54)
  10. M. Vincent BRUYÈRE (39)
  11. Mme Alice ANTOINE (92)
  12. M. Philippe GRIVET (70)
  13. Mme Annette ATTENOT (54)
  14. M. Félix ZIRGEL (68)
  15. Mme Claire NICOLAS (77)
  16. M. Muttiah YOGANANTHAN (38)
  17. Mme Véronique MONTAUDOIN (57)
  18. M. Valentin NORMAND (91)
  19. Mme Laetitia Carole MAITRE (38)
  20. M. Thierry BRULAVOINE (56)
  21. Mme Laétitia GIL (31)
  22. M. Thomas BEAUGÉ (13)
  23. Mme Fanny SCOPEL (54)
  24. M. Gérard VARINOT (54)
  25. Mme Charlotte TORRETTI (54)
  26. M. Dominique CHOMBEAU (59)
  27. Mme Delphine LIVET (59)
  28. M. Antoine BOURROUILH (75)
  29. Mme Agnès PETIT (54)
  30. M. Mathieu CANO (06)
  31. Mme Catherine FAUCOGNEY (70)
  32. M. Rémy PELLISSIER DE FÉLIGONDE (38)
  33. Mme Jacqueline VAUTRIN (54)
  34. M. Pascal BREGEON (37)
  35. Mme Claire CHARPENET (58)
  36. M. Guy CHALLANSONNEX (73)
  37. Mme Sophie BONETA (81)
  38. M. Boris COQUARD (24)
  39. Mme Pauline COUPÉ (54)
  40. M. Gwénaël DE BOODT (35)
  41. Mme Chloé DUBOCQ (56)
  42. M. Erick MONTAGNE (29)
  43. Mme Sandra SOZUAN (77)
  44. M. Simon MOULIN (49)
  45. Mme Brigitte WIECZOREK (54)
  46. M. Philippe LAHAYE (17)
  47. Mme Joan JAKOBOWSKI (54)
  48. M. Daniel AABYE-FOUCARD (06)
  49. Mme Marie-Thérèse FOUQUAY (LEVESQUE) (49)
  50. M. Thomas BÉZIAT (31)
  51. Mme Laurence Madeleine Berthe BRUNEAU (58)
  52. M. Patrick BLANDIN (84)
  53. Mme Evelyne LE GALL (91)
  54. M. Bertrand DECROIX (78)
  55. Mme Céline OHANA (70)
  56. M. Arthur HANON (22)
  57. Mme Valérie HAREL (14)
  58. M. Thierry JAUMOUILLÉ DIT KRUGER (44)
  59. Mme Catherine BAHL (39)
  60. M. Christian SUNT (30)
  61. Mme Marguerite ROGER (33)
  62. M. Julien CALON (02)
  63. Mme Florence BEZIAT (31)
  64. M. Alain VÉRONÈSE (94)
  65. Mme Marion Marie-Magdeleine CHARTIER (34)
  66. M. Nicolas BOTERF (67)
  67. Mme Florence GRUGEAUX (37)
  68. M. Antoine FORT LLABADOR (93)
  69. Mme Isabelle Christiane Claire RUISSEAU (91)
  70. M. Romain YVINEC (37)
  71. Mme Sylvie PECRIX (70)
  72. M. Richard CAGNY (13)
  73. Mme Violaine PRIME (38)
  74. M. Aboubakri M’BELIZI (77)
  75. Mme Mathilde STANISLAWIAK (54)
  76. M. Thomas RICHÉ (64)
  77. Mme Ursula NADLER (78)
  78. M. Michel René LEPESANT (26)
  79. Mme Céline MARTEL (25)
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Profession de foi : La décroissance, c’est le bon sens !

Notre société du gaspillage est à l’origine de l’épuisement des ressources, du changement climatique, de l’extinction des espèces, de l’augmentation des inégalités… Ce constat est maintenant largement partagé, certains parlent même d’effondrement.
Des spécialistes, depuis 50 ans, annoncent l’échéance pour la prochaine décade.
Pourtant, tous les partis continuent de prêcher une relance de la croissance économique et s’écharpent sur les moyens pour y parvenir.

Ils continuent de faire du problème la solution.

Le capitalisme a gagné sur toute la ligne, colonisant même l’extrême gauche avec sa foi en la science et son productivisme. Le sentiment d’impuissance est tel  qu’individualisme et fuite en avant prédominent.
Comme si guerres, famines et épidémies étaient inéluctables. Comme si le suicide était préférable à une cure d’amaigrissement.
Le simple bon sens devrait pourtant nous suggérer que, lorsque les limites physiques sont dépassées et que la survie est en jeu, il faut faire machine arrière pour revenir à l’intérieur de ces limites.
La seule politique responsable est donc d’organiser une décroissance de l’empreinte écologique globale tout en augmentant la résistance de la société. Cela passe par une réduction du cycle extraction-production-consommation-déchets, par une baisse du pouvoir d’achat et de son importance dans la vie, mais aussi par un programme de transition économique qui garantisse l’essentiel du bien vivre aux plus nombreux.

La décroissance tout simplement

La liberté ne consiste pas à s’affranchir des limites, mais à en prendre la mesure pour construire des sociétés viables et souhaitables : nous rêvons d’une relocalisation de tous les produits de première nécessité dans des bio-régions autonomes, quasi autarciques, de la taille d’une province. Nous assumons nous inspirer du passé : on ne peut pas soutenir que les choses s’aggravent et, en même temps, que c’était pire avant.
Nos étapes pour préserver l’avenir, dès à présent, sont les suivantes :

  • Production : donner à des conventions de citoyens le droit de refuser certaines productions, d’imposer des normes afin de sortir du gaspillage et de l’obsolescence programmée. Supprimer ou taxer lourdement la publicité, le luxe, les bolides urbains, les produits toxiques, la construction de nouvelles grandes surfaces, le nucléaire, les technologies abrutissantes.
  • Commerce : sortir évidemment de tous les traités européens de libre-échange, conçus depuis le début pour enrichir les riches en rendant les gens captifs d’un approvisionnement lointain et assumer un protectionnisme douanier, y compris régional, qui permette une relocalisation effective des productions.
  • Monnaie : multiplier les monnaies pour affaiblir la finance : rétablir des monnaies publiques locales, régionales et nationales, à côté d’une monnaie commune remise à sa place.
  • Fiscalité : faire porter la fiscalité non plus sur la ressource abondante – le travail – mais sur celles en voie de raréfaction, comme l’énergie et les matières premières pour les économiser. Taxer équitablement le kérosène et le fuel des bateaux et des camions. Instaurer un revenu maximum, car la richesse excessive est une atteinte à la décence commune. Instaurer des quotas carbone individualisés pour garantir à tous un minimum d’énergie.
  • Migration : sortir des fables libérales sur la liberté de circuler, qui justifient l’errance économique au service de l’exploitation salariale, alors que chacun aspire d’abord à pouvoir vivre dans son pays. Savoir cependant intégrer les migrants chassés par nos guerres néocoloniales pour les ressources et par le changement climatique.
  • Agriculture : arrêter les grands travaux inutiles consommateurs de foncier pour financer un “plan Marshall” en faveur d’une alimentation saine de proximité : nourrir à nouveau les villes par leurs campagnes, réformer l’enseignement agricole pour réintroduire une polyculture-élevage paysanne en circuits court. Régénérer les sols et créer de nombreux emplois avec la permaculture. Garantir un droit au jardinage au moyen d’une réappropriation foncière par les communes.
  • Démocratie :  rapprocher les décisions des citoyens en relocalisant la politique dans les  provinces, les pays et les communes. Pour y parvenir, instaurer chaque année des référendums d’initiative citoyenne et des assemblées populaires tirées au sort, comme un Sénat des peuples européens disposant d’un droit de veto.

En marche pour la décroissance !

C’est quoi la décroissance ?

Décroissance ? Ça paraît simple : la décroissance est le contraire de la croissance, systématiquement mis en avant par toutes les politiques de tous les pays du monde (il faut excepter le Bhoutan). La “Sainte Croissance” est aujourd’hui à la fois l’objectif – qui dit ce qui est désirable – et le fondement – qui dit ce qui est juste.

Il faudrait donc croître pour croître, par principe.

C’est contre l’absurdité de cette illimitation que la décroissance se définit. On pourrait, pour ne rejeter aucun membre de la famille des décroissants, distinguer trois usages de ce mot “décroissance” :

  • la décroissance comme rejet ; être décroissant c’est être contre la croissance et son monde: c’est être anticapitaliste, antiproductiviste, antinucléaire, anti-OGM…
  • la décroissance comme projet ; être décroissant c’est rêver d’une société revenue à échelle humaine, fondée sur les valeurs de responsabilité écologique, de décence sociale, d’émancipation personnelle, de partage, d’éthique, de sobriété…
  • la décroissance comme trajet ; en partant de l’état actuel du monde, il va bien falloir une transformation radicale de nos modes de vie dont la boussole politique impérative sera la soutenabilité écologique.

Au sens strict, la décroissance politique est seulement la décroissance comme trajet :
c’est l’ensemble des mesures politiques qui devrait permettre de repasser – démocratiquement – sous les plafonds de la soutenabilité écologique
afin de retrouver des modes de vie décents (socialement) et responsables (écologiquement).

Résolvons tout de suite deux difficultés :

  1. Même ainsi strictement définie, la décroissance doit assumer une ambition politique généraliste. Parce que la croissance est d’abord la croissance économique, la décroissance est d’abord une décroissance économique;  mais elle est beaucoup plus que cela car la croissance est aussi tout un imaginaire qui a colonisé l’esprit de l’homme moderne : la décroissance est alors aussi une décolonisation de l’imaginaire. Cette généralité de la décroissance implique la politique au sens le plus élémentaire du terme : une définition de l’homme non pas comme un individu mais comme élément d’une vie sociale.
  2. La décroissance est beaucoup plus exigeante que l’objection de croissance. Objecter à la croissance, c’est bien mais quand les plafonds de la soutenabilité écologique sont dépassés, c’est  risquer de défendre un mode de vie insoutenable. Décroître c’est vraiment repasser sous ces plafonds : la décroissance est bien une diminution de la production et de la consommation, en réalité de toute la chaîne économique, c’est donc aussi une diminution de l’extraction et des déchets.

Évidemment, cette décroissance “trajet” n’est ni un objectif ni un fondement :

il ne s’agit pas de décroître pour décroître.

Au sens strict, la décroissance n’est qu’une étape nécessaire, une parenthèse qu’on s’impose, une “époque” à assumer.

[La MCD propose le goût des limites comme fondement, et la vie sociale comme objectif : voir ce que nous appelons le “noyau philosophique” de la décroissance]

Maison Commune de la Décroissance : http://ladecroissance.xyz

La richesse c’est le problème, vive la pauvreté !

La pauvreté – s’abstenir du superflu -, autrefois distinguée de la misère – manquer de l’essentiel -, fut pendant longtemps un idéal de vie en occident comme ailleurs : faire « vœux de pauvreté » était alors valorisé ( et la terre tournait rond ). Mais l’avènement du capitalisme a accouché d’une « civilisation de l’inégalité », dans laquelle « la richesse la plus inouïe côtoie la misère la plus abjecte » ( Tocqueville, 19ème s. ) et où « la misère chasse la pauvreté » ( Majhid Rahmena, 21ème s. ).

Aujourd’hui assimilée à la misère, la pauvreté devrait alors être « éradiquée », c’est même un des « objectifs du millénaire » du Programme des Nations Unies pour le développement ( PNUD ). Par un glissement de vocabulaire, les pauvres – devenus dans la société de consommation ceux qui ne peuvent obéir aux injonctions de la publicité – seraient aussi devenus un problème à éradiquer.

Il nous semble au contraire que la richesse est devenue le problème majeur qui précipite l’effondrement planétaire, pour au moins trois raisons : d’abord le niveau de gaspillage des riches est insoutenable : si tous les habitants vivaient comme l’actuel ministre de l’écologie, la planète serait déjà détruite. Ensuite, les riches donnent le mauvais exemple du gaspillage inutile à la masse de la population, c’est pour cela que les limites physiques de la planète sont aujourd’hui dépassées. Enfin, la richesse a détruit – et continue de détruire – les sociétés traditionnelles, qui savaient vivre dans le respect de la nature.

C’est pourquoi, pour sauver la planète et les hommes, les décroissant.e.s proposent « d’éradiquer la richesse » par toute une série de mesures : limitation des revenus du travail dans une fourchette de 1 à 4, suppression des revenus (mais pas de l’usage modéré) du capital et du patrimoine, travailler moins en organisant le partage des tâches indispensables, retraite d’un montant égal pour tous, allocation jeunesse dès 18 ans, relocalisation, à petite échelle, de toutes les productions de base…

Alors, peut-être, pourrons nous en finir avec cette guerre civile permanente pour l’accumulation de richesses, ce jeu stupide où tout le monde fini par perdre en détruisant la maison commune. Ce qui n’est plus possible n’est plus souhaitable, la vraie vie est ailleurs : dans la sobriété plutôt que dans le gaspillage, dans la coopération plutôt que dans la concurrence, dans la contemplation plutôt que dans la destruction, dans le sentiment plutôt que dans le calcul, dans le partage en commun plutôt que dans le repli égoïste, dans le bricolage plutôt que dans le dernier gadget à la mode…

Le déferlement technologique : destructeur de ressources et du lien social

La haute technologie pénètre au cœur de notre quotidien et plus aucun geste de la vie courante ne se fait sans le support d’informatique embarquée. Tout doit être maîtrisé, rationalisé, mesuré, facilité, que ce soit au niveau des villes (« smart cities »), ou des individus.

Ce déferlement technologique est largement porté par le souci d’innovation permanente qui invente les nouveaux marchés, la publicité qui génère le besoin, et l’obsolescence programmée qui réduit le cycle de vie des objets et oblige au renouvellement continu.

Il se traduit par une consommation toujours croissante de ressources : eau, énergie mais aussi matériaux rares qui contribuent à augmenter l’empreinte écologique de nos sociétés technophiles…

Il détruit aussi les liens sociaux, les « objets communiquants » renfermant chacun.e dans une bulle qui nous isole de notre environnement social immédiat.

La fascination exercée sur les consommateurs par toute cette technologie les plonge dans un monde virtuel jugé bien plus attractif que la vie réelle.

Pour les décroissant.e.s, l’urgence est de sensibiliser les populations sur les dangers de ce déferlement technologique, et notamment la jeunesse en jugulant le tout numérique à l’école et en sensibilisant les jeunes sur la place raisonnée que doit prendre le virtuel dans la vie réelle.

Il est maintenant nécessaire de stopper l’obsolescence programmée en revenant à des productions utiles, durables, réparables et réutilisables, en instaurant une garantie pièce et main-d’œuvre de 20 ans. La lutte contre la publicité est notre réponse au conditionnement des individus dans un rôle de consommateur, au détriment de leur rôle de citoyen.

Les décroissant.e.s préféreront toujours des techniques simples, transparentes et conviviales et combattront les grands projets inutiles et imposés.

Cette foi aveugle en la technologie conduit à penser que tout problème à venir trouvera sa solution, plongeant l’humanité dans une insouciance coupable face aux défis du futur. La technologie n’est pas une solution, c’est le problème.

« On n’arrête pas le progrès », et c’est bien là le problème

Nous n’avons qu’une Terre

Communiqué national « les décroissant-e-s » _ #1 _ législatives 2017 _ 31 mai

Si tous les humains vivaient comme des français, il faudrait disposer de 4 planètes. Dire halte à la croissance, vouloir simplement l’arrêter n’est donc plus suffisant. Il nous faut décroître vers des sociétés écologiquement soutenables et socialement décentes.

Notre projet politique a donc pour objectif de remettre l’économie à sa place, en la faisant chuter de son piédestal libéral : ce qui implique de faire baisser l’extraction, la production, la consommation et les déchets. Il ne s’agit pas uniquement de l’abandon d’un projet d’aéroport ou de la fermeture d’une centrale nucléaire. Ces objectifs sont ceux affichés par Nicolas Hulot, nouveau ministre d’un gouvernement libéral. Mais même s’ils étaient atteints, ce qui reste très hypothétique, cela ne suffirait pas à revenir dans un espace écologiquement soutenable.

Les décroissant.e.s ont en effet compris que le capitalisme ne permettait pas de revenir dans cet espace, sous les seuils de soutenabilité. Dés lors, ils s’engagent pour la relocalisation des activités industrielles et agricoles et pour la réorientation de l’agriculture vers des systèmes de polyculture élevage. Les décroissant.e.s continueront à combattre les nucléaires civils et militaires. Conditionner la fermeture de Fessenheim à l’ouverture de l’EPR à Flamanville, comme l’a fait le gouvernement socialiste et ses alliés, ne peut être un positionnement écologiste. Enfin, si l’extraction, la production, la consommation et les déchets doivent être drastiquement réduits, nous devons renoncer aussi aux politiques natalistes et de croissance démographique (qui contribuent actuellement au dépassement des seuil de soutenabilité).

C’est pour défendre ce respect des limites de la nature que les décroissant.e.s seront présents aux élections législatives de 2017.

Législatives : 3 candidatures « décroissant-e-s » dans Le 54

« la décroissance, c’est le bon sens »

Présents aux différentes élections depuis les législatives de 2012, EPOC54 présente trois candidat-e-s sur Nancy 1, Nancy 2 et sur la 6ème circonscription de Pont-à-Mousson, sous l’étiquette nationale « les décroissant-e-s » qui présente 20 candidat-e-s disposant du matériel électoral nécessaire pour assurer la visibilité des idées de la décroissance : professions de foi, bulletins, affiches.

Constat : il ne suffit plus seulement d’objecter à la croissance, car l’exploitation des  ressources  naturelles  a  dépassé  les  seuils  de  soutenabilité  de  la  planète  (on« consomme » 3 planètes en moyenne en France). Il s’agit maintenant de faire décroître la consommation globale pour revenir sous ces seuils de soutenabilité.

La séquence des présidentielles, qui vient de se terminer, a vu tous les candidats rivaliser pour « relancer la croissance et l’emploi » et, sans surprise, la victoire du camp de la marche forcée vers le progrès « qui innove la nouveauté » et de la compétition qui provoque l’exclusion. L’absence de candidat écologiste à la présidentielle a signé définitivement le ralliement sans tabou de l’écologie « officielle » au capitalisme mondialisé, qui nous mène droit au mur (la seule énergie « verte » est celle que l’on ne consomme pas).

Pour la Décroissance (la seule écologie politique actuelle), l’injonction de «rester positif » et de ne pas critiquer, alors que tout s’aggrave, est un mot d’ordre immoral (d’inspiration publicitaire) qui précède l’effondrement ; « Pourquoi vouloir défendre un système économique dont on dira qu’il a détruit la planète ?» écrivait le pape en juin 2015 dans son encyclique sur l’environnement… Oui, pourquoi ? Les décroissant-e-s ne peuvent rester les spectateurs de cette société du spectacle qui finira par se heurter au mur des limites physiques de la nature. « Quand on a comme seul outil un marteau, tout ressemble à un clou » : la croissance est un outil destructeur.

C’est pourquoi nous proposons des chemins pour « vivre bien », en paix et durablement : une réduction du cycle extraction / production / consommation / déchets, une décroissance des inégalités par une meilleure redistribution, une relocalisation des productions de base, l’encadrement éthique des nouvelles technologies, la repolitisation de la société…

En résumé, nous proposons comme alternatives la sobriété et la coopération, avec comme cadre les limites naturelles de notre planète.

En savoir + : decroissance-elections.fr

Les candidats en Meurthe-et-Moselle :

Nancy 1 :
Virginie Wawrzyniak, P : 06 27 71 23 39 , mail : virginie.waw@gmail.com
et Michel Simonin ( Sup. )

Nancy 2 :
Lionel Chambrot, P : 06 16 396 396 , mail : lionel@chambrot.com
et Mathilde Stanislaviak ( Sup. )

6eme PAM :
Joe Labat, T : 03 83 23 63 14, mail : icilabat@hotmail.fr
et Joan Jakobovski ( Sup. )

 

Réunions publiques :

VANDOEUVRE          Lundi 29 mai          18h30
Salle Vélodrome – rue d’Echternach

LAXOU        Mardi 30 mai        18h30
MVATL – 15 rue du 8 mai

NANCY               Jeudi 1er juin         20h00
Pavillon de l’Orangerie – Gentilly parc  

VILLERS              Samedi 03 juin        18h30
Salle Déruet – 6 rue Albert 1er

NANCY         Mardi 06 juin          18h30
Bar « Le Clou » – Place des Vosges

LUDRES       Mercredi 07 juin      18h30
Espace Jean Monnet – Place ferri

JARVILLE               Jeudi 08 juin          18h30
Salle Lafontaine – 2 rue Georges Bizet

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2017:  résister, plus que jamais

Tous les commentateurs sont d’accord : l’année 2016 fut un très mauvais cru. Températures les plus élevées jamais enregistrées depuis qu’existe la météorologie ; meurtrière guerre sans fin au Moyen-Orient, avec les ressacs en Europe de millions de réfugiés venant y quémander la survie et de quelques fanatiques désespérés y ramenant la mort ; montée en puissance des extrêmes droites poussées par des institutions européennes  qui n’imaginent comme politique que l’ultra-libéralisme et l’austérité pour le plus grand nombre ; multiplication des « démocratures », avec des dirigeants plus ou moins autoritaires, de Poutine à Erdogan, de Kaczynski à Orban… Et l’on n’attend guère mieux pour 2017, avec Ubu qui va devenir roi à Washington et les mesures antisociales prises par le gouvernement nationaliste-libéral belge (loi Peeters & Co) qui vont commencer à faire sentir leurs effets et augmenter le nombre de précaires dès ce début d’année. Vous avez peur ? Vous avez bien raison !

Mais la lucidité n’empêche ni l’espoir ni le courage. Les seuls combats perdus d’avance sont ceux que l’on ne mènent pas !

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2017 : « Se laisser cuire à p’tit feu ou vivre l’utopie ? »

16 janvier 2017

Communiqué des « Amis de la décroissance »

Les « Amis de la Décroissance Nancy» ont invité récemment deux experts du Comité « Adrastia » pour nous sensibiliser à la préparation des grands changements mondiaux à venir.

– vidéo de la conférence visible sur nos sites –

Le rapport du Club de Rome (dit « rapport Meadows »), qui avait prédit en 1972 l’emballement climatique actuel, a été mis à jour en 2012 : les experts prédisent de nouveau des catastrophes majeures dès 2020 et estiment que « pour empêcher la destruction du monde il faut s’imposer une décroissance radicale« .

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Les vidéos de la conférence « Adrastia » en ligne

L’effondrement selon Meadows

Lors de leur conférence du 3 décembre à Nancy, Adrien Couzinier et Vincent Mignerot nous ont rappelé qu’en 2012 Meadows déclarait “It is too late for sustainable development, now it’s time for resilience”. Les mirages rassurants des nouvelles technologies et l’emploi orwellien d’oxymores telles que “croissance verte” ou “développement durable” ne doivent pas faire oublier qu’il n’y a d’espoir que dans une diminution importante et rapide de notre consommation matérielle et énergétique.

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Le temps de la décroissance est-il venu ?

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Cela ressemble parfois au mouvement de la Transition et c’est très proche de l’objection de croissance: la Décroissance.
De nombreux contemporains ne croient plus dans les illusoires promesses de l’oligarchie politique et économique.
Ils sont conscients qu’il faut radicalement changer, pas seulement de dirigeants mais de mode de vie.

Depuis 2 ou 3 ans, on sent cette prise de conscience se développer mais n’est-ce pas très minoritaire? L’Observatoire Société et Consommation (ObSoCo), un organisme lié au monde du marketing, vient de répondre en réalisant un sondage international dans 6 pays qui a interrogé 12.000 personnes sur leurs options de mode de vie. Les résultats sont sur leur site.

Selon l’étude, 86% des individus sont conscients de la situation environnementale préoccupante. Dans un contexte où la société s’organiserait pour faire face à la crise environnementale, les gens sont prêts à revoir encore plus leurs modes de vie :

• 75% seraient prêts à réduire leurs déplacements et à privilégier la proximité ;

• 60% seraient prêts à abandonner l’automobile personnelle ou l’avion ;

• 76% se disent d’accord pour moins consommer ;

• 85% accepteraient d’utiliser des objets plus longtemps ;

• 75% achèteraient des produits d’origine locale, voire faire plus par eux-mêmes ;

• 39% des personnes interrogées estiment qu’un ’’changement radical dans l’organisation de l’économie et de la société, revenant à produire moins et à consommer moins’’ serait la meilleure manière de répondre au défi environnemental ».

Certes, 29% comptent encore sur le progrès scientifique et technique pour trouver des solutions aux graves problèmes sociaux et environnementaux mais : «Le changement de paradigme est davantage privilégié par les plus jeunes alors que plus on remonte dans les générations, plus l’espoir reste fondé sur le progrès scientifique et technique. » Beaucoup souhaitent donc échapper aux obligations consuméristes. Le temps de la décroissance est donc venu. Bonne nouvelle !

 

RENDRE VISIBLE LA DECROISSANCE, C’EST MAINTENANT

La situation politique générale est au déchaînement sans fard de la violence sociale tant contre les humains (loi travail, stratégie policière du choc…) que contre la nature (NDDL, Europacity, Bure, extractivisme et déchétisme…).

La « croissance et son monde », c’est toujours la croissance de cette violence sociale et écologique. Face à cela, les « décroissants » doivent-ils rester les spectateurs de la société du spectacle, les collaborateurs de l’économie productiviste, les alter-consomm’acteurs de la société de consommation et de publicité ?

Comment ne pas constater pourtant – de Podemos à Nuit debout, mais aussi de Trump/Sanders (pour les USA) à Duterte (aux Philippines) – une demande informe de repolitisation de la société et de la politique ? C’est là que les décroissants doivent assumer une responsabilité démocratique : il ne faut pas laisser le champ libre aux pseudo-radicalités qui empruntent les fausses pistes de la réaction religieuse ou raciste. Ni à ces tentatives multiples, qui se qualifient de « citoyennes », « populaires », et qui placent la charrue des procédures avant les bœufs du projet : même l’exploration la plus ouverte de formes démocratiques doit se faire dans un cadre fondé explicitement et préalablement sur un certain nombre de ruptures, avec l’individualisme, avec le travaillisme…

Les « décroissants » ont fait ces constats depuis longtemps ; mais politiquement ils les ont faits en ordre dispersé : contribuant ainsi directement à leur propre invisibilité politique.

C’est pourquoi depuis l’automne 2015, des « décroissants » éparpillés se sont lancés dans le projet d’une « maison commune » pour faire apparaitre la décroissance en tant que telle.

Ce « processus » pratique une démarche ouverte et exploratoire, en donnant autant de place à l’imagination qu’aux leçons du passé. Des rencontres ont déjà eu lieu pour préparer les débats et les futures décisions à prendre : beaucoup de propositions ont déjà été avancées avec la double ambition d’être à la fois systémique et « clivant et identifiant ».

Ce processus est ouvert et se nourrit de l’enthousiasme. Il va se poursuivre lors des (f)estives organisées cette année à Pontarlier du 13 au 17 juillet 2016. La ligne d’horizon est bien, à l’automne 2016, une assemblée générale constituante de cette « maison commune » de la décroissance.

Ce processus ne part pas de zéro mais il s’appuie d’ores et déjà sur deux axes parfaitement clairs : d’une part, il s’agit bien de « décroître », c’est-à-dire de repasser sous les plafonds de l’insoutenabilité écologique et de l’indécence sociale, il s’agit bien de résister à l’effondrement qui vient ; d’autre part, chacun peut s’y intégrer en suivant la modalité dans laquelle il se sent le mieux : les luttes de résistances (le Contre) comme les alternatives concrètes (le Pour), la présence dans le champ politique classique, sans oublier l’indispensable travail en profondeur et en radicalité d’une refondation politique et idéologique.

Nous qui avons débuté ce « processus », nous appelons tous les décroissants à s’y joindre pour le modifier, le discuter, le faire vivre, ensemble, de plus en plus nombreux.

A bientôt

http://processus-decroissance.xyz/

 

LA LETTRE de l’Objection de Croissance


RENCONTRES et FORMATIONS à l’ECOLOGIE SOCIALE
et municipalisme libertaire, démocratie directe, autonomie et confédéralisme.

Vendredi 08 Juillet 2016 à 10 H
La Pâquelais
– Vigneux de Bretagne (44)

Nous venons de conclure les premières rencontres internationales de l’Ecologie Sociale à Lyon. Quand ces rencontres ont été organisée, aucun(e) d’entre nous n’avait prévu l’émergence du mouvement Nuit Debout qui s’est développé depuis le 31 mars en opposition à la loi travail et à son monde. Lors de ces rencontres, nous avons constaté que ce mouvement trouve un écho très pertinent dans la pensée de l’Ecologie sociale développée par  Bookchin ( démocratie par en bas , con-fédéralisme) :

– l’affirmation de la démocratie directe et de l’assemblée populaire comme mode de fonctionnement du mouvement.
– au-delà de la question du travail, la dénonciation de toutes les formes de domination, ce qui se remarque par la tenue de commissions thématiques permanentes abordant une très grande variété de sujets.
– la recherche d’une base de mobilisation la plus large possible, au-delà des secteurs de luttes plus traditionnels.

De plus, la Nuit Debout parisienne a servi de détonateur à l’émergence de rassemblement du même genre dans le France entière et même au-delà, au plus près des mobilisations locales, ce qui pourrait être un prémisse de ce que Bookchin appelle le municipalisme libertaire.
La pensée de Bookchin reste peu connue en France. Pour les raisons énoncées plus haut, il nous semble de toute première importante de la diffuser le plus largement, en miroir avec les autres courants de l’écologie radicale et avec les mouvements en cours.
Une nouvelle rencontre/formation sur  l’écologie sociale à Notre-Dame des Landes va dans ce sens.
Cette rencontre, sur une journée, aura d’abord pour but de proposer une mise à niveau collective sur les propositions de l’Ecologie sociale (radicale et autogestionnaire), ainsi que la poursuite de nos échanges sur l’éclairage que ces théories peuvent apporter au mouvement actuel de démocratie citoyenne et d’autonomie sociale.

Un programme précis vous sera communiqué ultérieurement.
Floréal Roméro traducteur de Bookchin en Espagne sera présent .

D’ors et déjà, trois lectures indispensables :

« Murray Bookchin et l’écologie sociale » de Vincent Gerber.

« Le municipalisme libertaire » de Janet Biehl

« Murray Bookchin pour une écologie sociale et radicale » de Vincent Gerber et Floréal Romero

Ovrages disponible sur notre site librairie librairie : www.objectiondecroissance.org/librairie

Il est probable que nous demanderons à chacun une participation au frais de l’ordre de 5€. Camping gratuit possible.

Pour vous inscrire à cette journée de formation : contact@rencontresecologiesociale.org

 

Le Carnet de la Décroissance numéro 2 vient de paraitre !

La fin des villes, reprise de la critique
Mécanismes et impensés de la métropolisation
et de ses Méga-Régions


Ouvrage coordonné par Guillaume Faburel et Mathilde Girault

associant 13 autres contributeurs,
tou-te-s militant-e-s et/ou chercheur-e-s.

Pour retisser des liens respectueux avec la terre face à la crise écologique, des liens plus justes face aux inégalités socio-territoriales béantes, des liens démocratiques face à la défiance envers les professionnels de la politique et leurs experts, la réponse de nos gouvernants est…13 Métropoles et 13 Méga-Régions.

Nombre magique pour conjurer le sort.

Mais lequel ? Celui d’enrayer un déclin de la croissance productiviste, en accélérant davantage le virage néolibéral de nos villes : dans la planification (financière), la production (capitaliste), le fonctionnement (marchand) et la gestion (entrepreneuriale) de l’urbain.

Ce numéro 2 des Carnets de la Décroissance propose de reprendre la critique, à la fois économique, sociale et écologique, des métropoles actuelles, en mettant en avant leurs effets internes (ex : ségrégations) comme externes (ex : exclusion des 2/3 du territoire national), ainsi que en lumière d’autres réalités allant à contre courant (décroissance urbaine, imaginaires de plus en plus négatifs de la grande ville, évaluation des bien-être régionaux…).

Cette reprise de la critique donnera lieu à une reprise de l’action par des alternatives habitantes et citoyennes dans le numéro 3 des Carnets de la Décroissance

Format A5 – 120 pages – 7 €