LA LETTRE de l’Objection de Croissance


RENCONTRES et FORMATIONS à l’ECOLOGIE SOCIALE
et municipalisme libertaire, démocratie directe, autonomie et confédéralisme.

Vendredi 08 Juillet 2016 à 10 H
La Pâquelais
– Vigneux de Bretagne (44)

Nous venons de conclure les premières rencontres internationales de l’Ecologie Sociale à Lyon. Quand ces rencontres ont été organisée, aucun(e) d’entre nous n’avait prévu l’émergence du mouvement Nuit Debout qui s’est développé depuis le 31 mars en opposition à la loi travail et à son monde. Lors de ces rencontres, nous avons constaté que ce mouvement trouve un écho très pertinent dans la pensée de l’Ecologie sociale développée par  Bookchin ( démocratie par en bas , con-fédéralisme) :

– l’affirmation de la démocratie directe et de l’assemblée populaire comme mode de fonctionnement du mouvement.
– au-delà de la question du travail, la dénonciation de toutes les formes de domination, ce qui se remarque par la tenue de commissions thématiques permanentes abordant une très grande variété de sujets.
– la recherche d’une base de mobilisation la plus large possible, au-delà des secteurs de luttes plus traditionnels.

De plus, la Nuit Debout parisienne a servi de détonateur à l’émergence de rassemblement du même genre dans le France entière et même au-delà, au plus près des mobilisations locales, ce qui pourrait être un prémisse de ce que Bookchin appelle le municipalisme libertaire.
La pensée de Bookchin reste peu connue en France. Pour les raisons énoncées plus haut, il nous semble de toute première importante de la diffuser le plus largement, en miroir avec les autres courants de l’écologie radicale et avec les mouvements en cours.
Une nouvelle rencontre/formation sur  l’écologie sociale à Notre-Dame des Landes va dans ce sens.
Cette rencontre, sur une journée, aura d’abord pour but de proposer une mise à niveau collective sur les propositions de l’Ecologie sociale (radicale et autogestionnaire), ainsi que la poursuite de nos échanges sur l’éclairage que ces théories peuvent apporter au mouvement actuel de démocratie citoyenne et d’autonomie sociale.

Un programme précis vous sera communiqué ultérieurement.
Floréal Roméro traducteur de Bookchin en Espagne sera présent .

D’ors et déjà, trois lectures indispensables :

« Murray Bookchin et l’écologie sociale » de Vincent Gerber.

« Le municipalisme libertaire » de Janet Biehl

« Murray Bookchin pour une écologie sociale et radicale » de Vincent Gerber et Floréal Romero

Ovrages disponible sur notre site librairie librairie : www.objectiondecroissance.org/librairie

Il est probable que nous demanderons à chacun une participation au frais de l’ordre de 5€. Camping gratuit possible.

Pour vous inscrire à cette journée de formation : contact@rencontresecologiesociale.org

 

Le Carnet de la Décroissance numéro 2 vient de paraitre !

La fin des villes, reprise de la critique
Mécanismes et impensés de la métropolisation
et de ses Méga-Régions


Ouvrage coordonné par Guillaume Faburel et Mathilde Girault

associant 13 autres contributeurs,
tou-te-s militant-e-s et/ou chercheur-e-s.

Pour retisser des liens respectueux avec la terre face à la crise écologique, des liens plus justes face aux inégalités socio-territoriales béantes, des liens démocratiques face à la défiance envers les professionnels de la politique et leurs experts, la réponse de nos gouvernants est…13 Métropoles et 13 Méga-Régions.

Nombre magique pour conjurer le sort.

Mais lequel ? Celui d’enrayer un déclin de la croissance productiviste, en accélérant davantage le virage néolibéral de nos villes : dans la planification (financière), la production (capitaliste), le fonctionnement (marchand) et la gestion (entrepreneuriale) de l’urbain.

Ce numéro 2 des Carnets de la Décroissance propose de reprendre la critique, à la fois économique, sociale et écologique, des métropoles actuelles, en mettant en avant leurs effets internes (ex : ségrégations) comme externes (ex : exclusion des 2/3 du territoire national), ainsi que en lumière d’autres réalités allant à contre courant (décroissance urbaine, imaginaires de plus en plus négatifs de la grande ville, évaluation des bien-être régionaux…).

Cette reprise de la critique donnera lieu à une reprise de l’action par des alternatives habitantes et citoyennes dans le numéro 3 des Carnets de la Décroissance

Format A5 – 120 pages – 7 €

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