Législatives : 3 candidatures « décroissant-e-s » dans Le 54

« la décroissance, c’est le bon sens »

Présents aux différentes élections depuis les législatives de 2012, EPOC54 présente trois candidat-e-s sur Nancy 1, Nancy 2 et sur la 6ème circonscription de Pont-à-Mousson, sous l’étiquette nationale « les décroissant-e-s » qui présente 20 candidat-e-s disposant du matériel électoral nécessaire pour assurer la visibilité des idées de la décroissance : professions de foi, bulletins, affiches.

Constat : il ne suffit plus seulement d’objecter à la croissance, car l’exploitation des  ressources  naturelles  a  dépassé  les  seuils  de  soutenabilité  de  la  planète  (on« consomme » 3 planètes en moyenne en France). Il s’agit maintenant de faire décroître la consommation globale pour revenir sous ces seuils de soutenabilité.

La séquence des présidentielles, qui vient de se terminer, a vu tous les candidats rivaliser pour « relancer la croissance et l’emploi » et, sans surprise, la victoire du camp de la marche forcée vers le progrès « qui innove la nouveauté » et de la compétition qui provoque l’exclusion. L’absence de candidat écologiste à la présidentielle a signé définitivement le ralliement sans tabou de l’écologie « officielle » au capitalisme mondialisé, qui nous mène droit au mur (la seule énergie « verte » est celle que l’on ne consomme pas).

Pour la Décroissance (la seule écologie politique actuelle), l’injonction de «rester positif » et de ne pas critiquer, alors que tout s’aggrave, est un mot d’ordre immoral (d’inspiration publicitaire) qui précède l’effondrement ; « Pourquoi vouloir défendre un système économique dont on dira qu’il a détruit la planète ?» écrivait le pape en juin 2015 dans son encyclique sur l’environnement… Oui, pourquoi ? Les décroissant-e-s ne peuvent rester les spectateurs de cette société du spectacle qui finira par se heurter au mur des limites physiques de la nature. « Quand on a comme seul outil un marteau, tout ressemble à un clou » : la croissance est un outil destructeur.

C’est pourquoi nous proposons des chemins pour « vivre bien », en paix et durablement : une réduction du cycle extraction / production / consommation / déchets, une décroissance des inégalités par une meilleure redistribution, une relocalisation des productions de base, l’encadrement éthique des nouvelles technologies, la repolitisation de la société…

En résumé, nous proposons comme alternatives la sobriété et la coopération, avec comme cadre les limites naturelles de notre planète.

En savoir + : decroissance-elections.fr

Les candidats en Meurthe-et-Moselle :

Nancy 1 :
Virginie Wawrzyniak, P : 06 27 71 23 39 , mail : virginie.waw@gmail.com
et Michel Simonin ( Sup. )

Nancy 2 :
Lionel Chambrot, P : 06 16 396 396 , mail : lionel@chambrot.com
et Mathilde Stanislaviak ( Sup. )

6eme PAM :
Joe Labat, T : 03 83 23 63 14, mail : icilabat@hotmail.fr
et Joan Jakobovski ( Sup. )

 

Réunions publiques :

VANDOEUVRE          Lundi 29 mai          18h30
Salle Vélodrome – rue d’Echternach

LAXOU        Mardi 30 mai        18h30
MVATL – 15 rue du 8 mai

NANCY               Jeudi 1er juin         20h00
Pavillon de l’Orangerie – Gentilly parc  

VILLERS              Samedi 03 juin        18h30
Salle Déruet – 6 rue Albert 1er

NANCY         Mardi 06 juin          18h30
Bar « Le Clou » – Place des Vosges

LUDRES       Mercredi 07 juin      18h30
Espace Jean Monnet – Place ferri

JARVILLE               Jeudi 08 juin          18h30
Salle Lafontaine – 2 rue Georges Bizet

 

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2017 : « Se laisser cuire à p’tit feu ou vivre l’utopie ? »

16 janvier 2017

Communiqué des « Amis de la décroissance »

Les « Amis de la Décroissance Nancy» ont invité récemment deux experts du Comité « Adrastia » pour nous sensibiliser à la préparation des grands changements mondiaux à venir.

– vidéo de la conférence visible sur nos sites –

Le rapport du Club de Rome (dit « rapport Meadows »), qui avait prédit en 1972 l’emballement climatique actuel, a été mis à jour en 2012 : les experts prédisent de nouveau des catastrophes majeures dès 2020 et estiment que « pour empêcher la destruction du monde il faut s’imposer une décroissance radicale« .

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Le temps de la décroissance est-il venu ?

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Cela ressemble parfois au mouvement de la Transition et c’est très proche de l’objection de croissance: la Décroissance.
De nombreux contemporains ne croient plus dans les illusoires promesses de l’oligarchie politique et économique.
Ils sont conscients qu’il faut radicalement changer, pas seulement de dirigeants mais de mode de vie.

Depuis 2 ou 3 ans, on sent cette prise de conscience se développer mais n’est-ce pas très minoritaire? L’Observatoire Société et Consommation (ObSoCo), un organisme lié au monde du marketing, vient de répondre en réalisant un sondage international dans 6 pays qui a interrogé 12.000 personnes sur leurs options de mode de vie. Les résultats sont sur leur site.

Selon l’étude, 86% des individus sont conscients de la situation environnementale préoccupante. Dans un contexte où la société s’organiserait pour faire face à la crise environnementale, les gens sont prêts à revoir encore plus leurs modes de vie :

• 75% seraient prêts à réduire leurs déplacements et à privilégier la proximité ;

• 60% seraient prêts à abandonner l’automobile personnelle ou l’avion ;

• 76% se disent d’accord pour moins consommer ;

• 85% accepteraient d’utiliser des objets plus longtemps ;

• 75% achèteraient des produits d’origine locale, voire faire plus par eux-mêmes ;

• 39% des personnes interrogées estiment qu’un ’’changement radical dans l’organisation de l’économie et de la société, revenant à produire moins et à consommer moins’’ serait la meilleure manière de répondre au défi environnemental ».

Certes, 29% comptent encore sur le progrès scientifique et technique pour trouver des solutions aux graves problèmes sociaux et environnementaux mais : «Le changement de paradigme est davantage privilégié par les plus jeunes alors que plus on remonte dans les générations, plus l’espoir reste fondé sur le progrès scientifique et technique. » Beaucoup souhaitent donc échapper aux obligations consuméristes. Le temps de la décroissance est donc venu. Bonne nouvelle !

 

RENDRE VISIBLE LA DECROISSANCE, C’EST MAINTENANT

La situation politique générale est au déchaînement sans fard de la violence sociale tant contre les humains (loi travail, stratégie policière du choc…) que contre la nature (NDDL, Europacity, Bure, extractivisme et déchétisme…).

La « croissance et son monde », c’est toujours la croissance de cette violence sociale et écologique. Face à cela, les « décroissants » doivent-ils rester les spectateurs de la société du spectacle, les collaborateurs de l’économie productiviste, les alter-consomm’acteurs de la société de consommation et de publicité ?

Comment ne pas constater pourtant – de Podemos à Nuit debout, mais aussi de Trump/Sanders (pour les USA) à Duterte (aux Philippines) – une demande informe de repolitisation de la société et de la politique ? C’est là que les décroissants doivent assumer une responsabilité démocratique : il ne faut pas laisser le champ libre aux pseudo-radicalités qui empruntent les fausses pistes de la réaction religieuse ou raciste. Ni à ces tentatives multiples, qui se qualifient de « citoyennes », « populaires », et qui placent la charrue des procédures avant les bœufs du projet : même l’exploration la plus ouverte de formes démocratiques doit se faire dans un cadre fondé explicitement et préalablement sur un certain nombre de ruptures, avec l’individualisme, avec le travaillisme…

Les « décroissants » ont fait ces constats depuis longtemps ; mais politiquement ils les ont faits en ordre dispersé : contribuant ainsi directement à leur propre invisibilité politique.

C’est pourquoi depuis l’automne 2015, des « décroissants » éparpillés se sont lancés dans le projet d’une « maison commune » pour faire apparaitre la décroissance en tant que telle.

Ce « processus » pratique une démarche ouverte et exploratoire, en donnant autant de place à l’imagination qu’aux leçons du passé. Des rencontres ont déjà eu lieu pour préparer les débats et les futures décisions à prendre : beaucoup de propositions ont déjà été avancées avec la double ambition d’être à la fois systémique et « clivant et identifiant ».

Ce processus est ouvert et se nourrit de l’enthousiasme. Il va se poursuivre lors des (f)estives organisées cette année à Pontarlier du 13 au 17 juillet 2016. La ligne d’horizon est bien, à l’automne 2016, une assemblée générale constituante de cette « maison commune » de la décroissance.

Ce processus ne part pas de zéro mais il s’appuie d’ores et déjà sur deux axes parfaitement clairs : d’une part, il s’agit bien de « décroître », c’est-à-dire de repasser sous les plafonds de l’insoutenabilité écologique et de l’indécence sociale, il s’agit bien de résister à l’effondrement qui vient ; d’autre part, chacun peut s’y intégrer en suivant la modalité dans laquelle il se sent le mieux : les luttes de résistances (le Contre) comme les alternatives concrètes (le Pour), la présence dans le champ politique classique, sans oublier l’indispensable travail en profondeur et en radicalité d’une refondation politique et idéologique.

Nous qui avons débuté ce « processus », nous appelons tous les décroissants à s’y joindre pour le modifier, le discuter, le faire vivre, ensemble, de plus en plus nombreux.

A bientôt

http://processus-decroissance.xyz/

 

LA LETTRE de l’Objection de Croissance


RENCONTRES et FORMATIONS à l’ECOLOGIE SOCIALE
et municipalisme libertaire, démocratie directe, autonomie et confédéralisme.

Vendredi 08 Juillet 2016 à 10 H
La Pâquelais
– Vigneux de Bretagne (44)

Nous venons de conclure les premières rencontres internationales de l’Ecologie Sociale à Lyon. Quand ces rencontres ont été organisée, aucun(e) d’entre nous n’avait prévu l’émergence du mouvement Nuit Debout qui s’est développé depuis le 31 mars en opposition à la loi travail et à son monde. Lors de ces rencontres, nous avons constaté que ce mouvement trouve un écho très pertinent dans la pensée de l’Ecologie sociale développée par  Bookchin ( démocratie par en bas , con-fédéralisme) :

– l’affirmation de la démocratie directe et de l’assemblée populaire comme mode de fonctionnement du mouvement.
– au-delà de la question du travail, la dénonciation de toutes les formes de domination, ce qui se remarque par la tenue de commissions thématiques permanentes abordant une très grande variété de sujets.
– la recherche d’une base de mobilisation la plus large possible, au-delà des secteurs de luttes plus traditionnels.

De plus, la Nuit Debout parisienne a servi de détonateur à l’émergence de rassemblement du même genre dans le France entière et même au-delà, au plus près des mobilisations locales, ce qui pourrait être un prémisse de ce que Bookchin appelle le municipalisme libertaire.
La pensée de Bookchin reste peu connue en France. Pour les raisons énoncées plus haut, il nous semble de toute première importante de la diffuser le plus largement, en miroir avec les autres courants de l’écologie radicale et avec les mouvements en cours.
Une nouvelle rencontre/formation sur  l’écologie sociale à Notre-Dame des Landes va dans ce sens.
Cette rencontre, sur une journée, aura d’abord pour but de proposer une mise à niveau collective sur les propositions de l’Ecologie sociale (radicale et autogestionnaire), ainsi que la poursuite de nos échanges sur l’éclairage que ces théories peuvent apporter au mouvement actuel de démocratie citoyenne et d’autonomie sociale.

Un programme précis vous sera communiqué ultérieurement.
Floréal Roméro traducteur de Bookchin en Espagne sera présent .

D’ors et déjà, trois lectures indispensables :

« Murray Bookchin et l’écologie sociale » de Vincent Gerber.

« Le municipalisme libertaire » de Janet Biehl

« Murray Bookchin pour une écologie sociale et radicale » de Vincent Gerber et Floréal Romero

Ovrages disponible sur notre site librairie librairie : www.objectiondecroissance.org/librairie

Il est probable que nous demanderons à chacun une participation au frais de l’ordre de 5€. Camping gratuit possible.

Pour vous inscrire à cette journée de formation : contact@rencontresecologiesociale.org

 

Le Carnet de la Décroissance numéro 2 vient de paraitre !

La fin des villes, reprise de la critique
Mécanismes et impensés de la métropolisation
et de ses Méga-Régions


Ouvrage coordonné par Guillaume Faburel et Mathilde Girault

associant 13 autres contributeurs,
tou-te-s militant-e-s et/ou chercheur-e-s.

Pour retisser des liens respectueux avec la terre face à la crise écologique, des liens plus justes face aux inégalités socio-territoriales béantes, des liens démocratiques face à la défiance envers les professionnels de la politique et leurs experts, la réponse de nos gouvernants est…13 Métropoles et 13 Méga-Régions.

Nombre magique pour conjurer le sort.

Mais lequel ? Celui d’enrayer un déclin de la croissance productiviste, en accélérant davantage le virage néolibéral de nos villes : dans la planification (financière), la production (capitaliste), le fonctionnement (marchand) et la gestion (entrepreneuriale) de l’urbain.

Ce numéro 2 des Carnets de la Décroissance propose de reprendre la critique, à la fois économique, sociale et écologique, des métropoles actuelles, en mettant en avant leurs effets internes (ex : ségrégations) comme externes (ex : exclusion des 2/3 du territoire national), ainsi que en lumière d’autres réalités allant à contre courant (décroissance urbaine, imaginaires de plus en plus négatifs de la grande ville, évaluation des bien-être régionaux…).

Cette reprise de la critique donnera lieu à une reprise de l’action par des alternatives habitantes et citoyennes dans le numéro 3 des Carnets de la Décroissance

Format A5 – 120 pages – 7 €

Communiqué de Presse d’Initiatives Décroissantes pour le Climat

Les objecteurs de croissance rassemblés dans les Initiatives Décroissantes pour le Climat dénoncent, sous prétexte de l’état d’urgence, l’interdiction des manifestations des 29 novembre et 12 décembre à Paris, ainsi que plus largement toutes les atteintes au droit de manifester où que ce soit en France. Comme les Désobéissants et l’Assemblée parisienne anti COP, et d’autres sans doute, nous appelons à nous rassembler le dimanche 29 à 12 h comme prévu place de la République. Nous appelons tous ceux pour qui l’urgence n’est pas un état, mais un faisceau d’urgences planétaires à prendre à bras le corps (urgences climatique, écologique, sociale, démocratique, politique… urgences de paix et de liberté) , à nous y rejoindre, afin d’y exprimer le plus large rejet de l’état de guerre que veut nous imposer le gouvernement français. Cette guerre n’est pas et ne sera jamais notre guerre ! Si la place de la République est mise en état de siège, ce qui est à craindre, alors, comme d’autres déjà le proposent, nous irons marcher partout ailleurs dans Paris et y diffuser largement un message de paix, de solidarité et de fraternité universelle, autour de l’escargot de la décroissance.

contact : initiativesclimat@objectiondecroissance.org